Société d'Etudes Diverses
de Louviers et de sa région

Histoire-25 Questions
Pourquoi une rue des Quatre Moulins ?
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Dans le livre "Les rues de Louviers vous parlent...", publié par la SED en 1986, les auteurs, MM. Dauphin et Marinier, donnent la parole à cette rue, en ces termes:

         "Voulez-vous un peu de chronologie pour vous mettre sur la voie ? Tout d'abord, j'étais la Rue St-Taurin, il y a encore la maison des Plaids St-Taurin; c'est une boulangerie. On peut voir, en façade, des traces d'encorbellement en pierre. Les murs sont d'une épaisseur remarquable. Restée au niveau du sol de l'époque, il faut descendre deux marches pour entrer dans le magasin. Cette maison daterait de l'an 1200.
          Je devins, au XVIème siècle, Rue de la Porte de Paris, ensuite, j'ai porté le nom de la Rue St-Jean en partie pour devenir définitivement, en 1877, sous la municipalité Bricart, Rue des Quatre -Moulins.
         
Je pars de la Rue du Maréchal Foch (Pont des 4 Moulins) pour rejoindre le Square Albert 1er en franchissant le bras du Gril sur un pont construit spécialement en 1857 pour remplacer celui en pierre datant de quelques siècles par où on accédait à la Porte de Paris.
          
Remontons le temps : Il y avait bien quatre moulins sur le vieux pont bâti à l'extrémité finale du bras de l'Epervier, devant le Quai des Lavandières. On les nommait: «Le moulin Février, le moulin Berselou, le moulin Jourdain, le moulin à Green» (ou à blé). Du 13ème au 16ème siècle, ces moulins devinrent propriété des Archevêques de Rouen, Comtes de Louviers. «Berselou et le moulin Février» furent réunis en une seule chute, en 1740. Vers la même époque, les «moulins à blé et Jourdain» firent l'objet d'une opération identique. Propriétés ecclésiastiques ils furent absorbés dans les biens nationaux. A la suite de diverses transactions, Ternaux devint propriétaire de la chute «Berselou-Février» en 1813 dont les successeurs, à notre époque, furent les Ets Jubier, teinturerie industrielle. Le même sort fut réservé à l'autre chute des moulins «à blé et Jourdain». M. Lemaître en devint propriétaire et construisit le petit muret de séparation qu'on voit de nos jours en amont du pont. Plus tard, Germain et Guillaume Petit, grâce à la force hydraulique, y fabriquèrent du drap. Vint ensuite, en lieu et place, le moulin à blé de M. Loison.
         
On avait, en 1904, reconstruit le vieux pont qui soutenait les moulins tout en m'élargissant. Hélas! la guerre est passée par là et il a fallu tout refaire. Adieu moulins., usines... Que reste-t-il de tout cela? rien qu'un simple déversoir qui rend l'eau bien bavarde".
Vue ancienne de l'Eure prise du Pont des quatre Moulins.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà comment se présentaient les 4 moulins avant 1740:

1-Moulin à huile.
2-Moulin Bercelou (ou d'Orgeville, ou petit Moulin).
3-Moulin à fouler.
4-Grand Moulin.
5-Vanne Salbry.
6-Vanne Huet.
7-Vanne d'Orgeville.

(d'après "La Chambre des Tisseurs - Louviers: cité drapière (1680-1840)", de Jean-Michel Chaplain - Editions Champ Vallon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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