Société d'Etudes Diverses
de Louviers et de sa région

Histoire - 25 Questions
Louviers existait-il à l’époque gallo-romaine ?
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Louviers, pas encore vraiment, mais une petite agglomération était déjà probablement installée là.

La brochure de la SED « L’histoire de Louviers, évoquée par les choses » nous indique :

          «La présence d’une agglomération gallo-romaine est attestée par des vestiges de murs, de débris de tuiles, d’objets divers découverts sur l’emplacement actuel de la cité et sur celui du canal de La Villette. Le site de Louviers est alors raccordé par une voie secondaire passant aux Fosses à la grande voie romaine Narbonne-Le Mans-Evreux-Lillebonne, au niveau de Caudebec-lès- Elbeuf. »


Une Exposition du Musée de Louviers, intitulée « Louviers de l’Antiquité au Moyen-Age »,  tenue de juin 2002 à février 2003, fondée sur les recherches archéologiques anciennes et récentes, fut particulièrement éclairante sur le passé gallo-romain de notre cité.

          Depuis près de deux siècles, les travaux de nombreux érudits et historiens locaux font état de découvertes qui indiquent une occupation du site de Louviers aux premiers siècles de notre ère.
          Des monnaies, des objets divers, des tuiles, des bijoux, des squelettes, du mobilier funéraire, une amphore, des vestiges de maçonnerie, d’hypocauste, etc.  sont ainsi  signalés place Thorel, rue du Mûrier, rue des Pompiers, près de Notre-Dame, square Albert 1er, dans le quartier de la Rivette, côte de la Villette.
         Plus récemment, dans les années 1990, des sondages et des travaux donnent des indices de vestiges rue des Tisserands, rue Saint-Germain, à la carrière Chiapperin.

         Enfin, et surtout, lors des travaux de la rue Saint-Jean, les fouilles conduites par M. E.Mare révèlent l’existence : « d’un secteur bâti de plus de 110 m de long, sur  au moins 30 m de large, qui s’installe sur l’une des îles de l’Eure dont les contours à la période gallo-romaine sont encore inconnus. Les constructions se succèdent de la seconde moitié du 1er siècle après J.C. au IIIe siècle au moins. » (E.Mare, Catalogue de l’Exposition « Louviers de l’Antiquité au Moyen-Age » au Musée de Louviers )

          A l’autre bout de la ville,  les fouilles réalisées rue Leroy-Marie par M.C.Lourdeau lui permettent d'écrire  : « Un niveau de démolition  contenant de nombreux fragments d’enduits muraux peints témoigne de l’existence de bâtiments à proximité, dans des terrains actuellement construits. Ces vestiges sont, à ce stade de l’étude, attribuables aux IIe-IIIe siècles. » (C.Lourdeau, Catalogue de l’Exposition « Louviers de l’Antiquité au Moyen-Age »)

          Nous empruntons à Mme F. Carré sa conclusion dans le Catalogue de l’Exposition : « La concentration de vestiges entre la place Thorel et la Rivette, et l’existence en deux endroits éloignés de 250 m de constructions de qualité (en maçonnerie et chauffées), montrent l’importance de l’occupation dans le secteur de fond de vallée. Les premiers témoins apparaissent vers le milieu du 1er siècle après J.C. (rue Saint-Jean), les derniers appartiennent au IIIe ou au IVe siècle (sépultures de la rue des Pompiers). Il existe peut-être à Louviers une petite agglomération, liée au commerce fluvial et aux échanges entre la vallée de la Seine et Evreux. Cela semble d’autant plus plausible, qu’une population s’y est maintenue par la suite au haut Moyen-Age, comme à Pîtres ou à Caudebec-lès-Elbeuf. Cependant, aucun édifice public n’a été mis au jour et Louviers semble d’une importance très moyenne en regard de celle de Pîtres. »

Hubert Robert -Ruines d'un temple dorique- 1783 - Musée de l'Ermitage - Saint-Pétersbourg - (sans rapport avec le texte, hormis "l'antique")
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