Société d'Etudes Diverses
de Louviers et de sa région

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Un résumé de l'abbé Delamare
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l'Histoire des Rues de Louviers, l'importante compilation de l'abbé René Delamare, qui fut le dernier président de l'ancienne SED, reste un ouvrage de référence indispensable.

Toutefois, le curé d'Incarville, prolixe sur bien des sujets l'est beaucoup moins sur une question d'importance : l'affaire des possédées de Louviers, comme on peut le lire ci-dessous.

On se fera une meilleure idée de ces évènements en relisant l'étude (plus de 300 pages ) consacrées à la question par Lucien Barbe ou à travers l'exposé de M. Béquet

"Note Historique- On sait que le couvent de Saint-Louis fut au XVlIe siècle, le théâtre d'un procès fameux, connu sous le nom de possession des religieuses de Louviers ce qui lui attira une fâcheuse célébrité. Ce serait une tâche fastidieuse que de raconter l'histoire et surtout les contradictions auxquelles ce procès donna lieu, Des volumes entiers ont été publiés pour démontrer ou pour combattre l'authenticité des faits allégués. Voici l'exact résumé de ce pénible épisode.

Vers 1627, Mathurin Picard, curé du Mesnil Jourdain, succéda à Pierre David, le premier aumônier de la jeune communauté. Le nouveau titulaire était un personnage honorable que l'évêque d'Evreux, M. de Péricard, avait choisi en toute connaissance de cause, et, les témoignages de ses contemporains ont unanimement attesté que sa vie n'avait pu donner lieu à aucun reproche. A sa mort, survenue le 8 septembre 1642, il fut inhumé avec honneur dans le chœur des religieuses,

En 1643, première année du règne de Louis XIV, le bruit se répandit dans la ville et ses environs que les religieuses étaient possédées et que le désordre régnait dans la maison, Le couvent de Saint-Louis fut bientôt témoin des scènes d'exorcisme qui eurent une si grande publicité, c'est à ce moment que le corps de Malhurin Picard fut exhumé et jeté dans le puits Crosnier. Une tradition populaire, que rapporte M. Paul Dibon dans son Essai historique sur Louviers (cf. p, 132); assurait que son corps paraissait plein de vie lorsqu'il fut exhumé, et que, du fond de ce puits, il vomissait des flammes qui, la nuit, venaient éclairer la forêt.

Le Parlement de Rouen prononça, entre autres sentences, un arrêt qui condamnait à mort Thomas Boullay, vicaire du Mesnil-Jourdain; il porta la même peine contre Mathurin Picard, décédé, cependant, quelques années auparavant. Ce monstrueux jugement rendu le 21 août 1647, rencontra une violente opposition parmi les juges eux-mêmes, et il fallut bien des intrigues pour arracher au Parlement cette décision que les faits étaient loin de justifier. […]"

 

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